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"Spit'nSplit" au cinéma, un avant-goût réussi

Publié par Solène Lancini le 10/02/2018 à 17:27:07. 0 Commentaire(s)


Ce mercredi 31 janvier 2018, Radio Campus Avignon a organisé la projection du film Spit’n’Split, un film belge réalisé par Jérôme Vandewattyne, dans une salle du Pandora (en partenariat avec Noisey/Vice et Gonzaï). Après le film, nous, spectateurs, avons pu passer un moment avec son réalisateur et lui poser plusieurs questions, auxquelles il a répondu avec autant de franchise et de détachement qu’il semblait avoir au travers de sa production. Lui-même cinéphile depuis son enfance, Jérôme Vandewattyne s’est rapidement intéressé aux dessous du cinéma en réalisant ses premiers courts-métrages dès l’école catholique. Ses études de communication lui permettent ensuite de créer une fausse bande-annonce « She’s a slut » pour le festival de cinéma belge BIFFF, ce qui va être un tremplin pour lui. Après son célèbre court-métrage « Slutterball » et sa web-série « What The Fake ?! RTBF », il nous présente maintenant son premier long-métrage, « Spit’n’Split » auquel il s’est entièrement consacré ces dernières années.

Jérôme Vandewattyne a décidé de suivre pendant deux ans et environ dix tournées un groupe de rock de garage qu’on appelle The Experimental Tropic Blues Band, accompagné de sa précieuse Lumix GH2. Depuis la Belgique, d’où les membres du groupe sont originaires, nous les voyons voyager à travers l’Europe et assistons à leur vie à 100 à l’heure, qui leur permet de rester debout. Entre les potes à supporter, l’alcool qui rythme les soirées, les grosses galères de thunes, le Baby Bamboo, les nuits trop courtes, les squats crades et les rencontres en tout genre, les scènes s’enchaînent et le rythme ne nous laisse pas le choix : nous sommes avec eux dans le van, parcourant les routes et faisant partie de la bande. Jusqu'au milieu du film, tout va bien, mais ce n’est que vers la fin que nous pouvons réaliser que nous n’avons pas vraiment tout suivi. Tout en douceur, le réalisateur nous a en fait embarqués petit à petit dans un parfait crescendo psychédélique qui détourne son documentaire en fiction, et ce que nous voyons est de plus en plus trash, de plus en plus glauque et de moins en moins réel. Rendez-vous au cinéma et voyez vous-même, puis ressentez.

Cette idée de modifier ce qui était à la base un documentaire est quelque chose de frais et de novateur, qui a transformé, dans ce cas, les rockeurs en acteurs. Le fait que même le réalisateur et les acteurs se perdent entre la réalité et la fiction est vraiment nouveau et particulièrement intéressant. Entre la réalisation excellente, les plans au drone époustouflants et les petites scènes absurdes qui rajoutent toujours plus de folie au film, on a du mal à croire que l’équipe avait très peu de budget. Jérôme Vandewattyne est quelqu'un de vrai et son film lui est fidèle. Pour un premier long-métrage, on peut dire que c’est un réel chef-d’œuvre ; ce n’est d’ailleurs pas pour rien s’il est nominé aux Magritte du cinéma, en Belgique, dans la catégorie du « Meilleur premier film ». Je souhaite que ce Monsieur Vandewattyne n’arrête plus d’avoir des idées, et qu’il continue sur sa bonne lancée.



Cette projection était aussi un premier avant-goût du « Love Letters Festival », organisé par RCA, qui se déroulera le 19 et 20 avril prochain à la Collection Lambert. Dans cette jolie cour résonnera une musique « aventureuse » jouée par plusieurs interprètes dont les premiers noms vont être révélés le mercredi 21 février à 12h sur la page Facebook du festival. Les places sont actuellement en vente en ligne, mais il est également possible de les acheter sur place alors il n’y a aucune excuse !

La bande-annonce du film : https://youtu.be/JqNZtN4LE-o
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